Lifestyle : parlons des angoisses !

Hey vous, comment allez vous ?
Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un sujet délicat et qui m’a bien longtemps concerné : les angoisses, ou plus précisément les crises d’angoisse ! Vous connaissez peut être cette sensation fabuleuse que l’on ressent quand on fait une, vous connaissez sûrement des gens qui en font, vous regardez peut être ça d’un oeil dubitatif, bref, c’est un sujet très connu et en même temps parfois méconnu, j’y suis passée, et je voudrais vous en parler un peu.

Petit préambule (juste au cas où) : les crises d’angoisse peuvent potentiellement concerner TOUT LE MONDE ! Ce n’est pas parce que vous vous sentez bien ou que vous avez un certain âge ou que sais-je que vous n’en ferez jamais… Une amie qui n’a jamais eu de soucis d’anxiété ou de névrose, connais ça depuis quelques mois, elle a dit se sentir folle et qu’elle aurait pensé ne jamais être concernée par tout cela. Deuxièmement : ce n’est ni ridicule, ni honteux, ni symptôme d’une grande folie, ni bête ou que sais-je, c’est comme ça, ça existe, et c’est pas cool. Si vous avez des a priori sur le sujet, essayez d’ouvrir un peu votre esprit (merde). Troisièmement : non, les gens ne font pas exprès d’en faire, ce n’est pas quelque chose que l’on peut vraiment contrôler, et croyez moi c’est loin d’être un moment agréable à passer.

Alors, pour commencer, je vais un peu vous parler de mon rapport aux crises d’angoisse. J’ai commencé à en faire enfant, et puis ça s’est calmé. Arrivée au lycée, quand j’ai été victime de harcèlement scolaire elles ont recommencées. Elles sont réapparues quand j’étais au lycée, mais, même après l’avoir quitté j’en faisais, certes nettement moins, mais encore. Quand j’en faisais au lycée la raison était évidente : la pression et le contexte dans lequel je me trouvais. Mais par la suite les raisons semblaient absurdes. Aussi bête que cela puisse sembler à dire, elles ont petit à petit, si ce n’est diriger, au moins délimiter ma vie. Je m’évitais la plupart des situations qui pouvaient déclencher les crises : sortir seule ou avec des amis, les lieux clos, dormir autre part que chez moi, les foules etc… En bref je suis devenue petit à petit agoraphobe en quelque sorte. Au final je me laissais vraiment bouffer la vie.
Et puis, je me suis dit qu’il fallait que je reprenne le dessus, et qu’à défaut de les éliminer, je ne pouvais les laisse contrôler ma vie. J’ai appris à lutter contre, ou au moins gérer les crises quand elles se présentaient. Pour ça, si vous connaissez les crises d’angoisse il y a diverses solutions pour les maîtriser. Aucune de ses solutions n’est universelle, à vous de voir ce qui vous convient le mieux, vous trouverez des techniques de respiration, de détournement d’attention, de concentration, d’apaisement… En bref à vous de voir, mais sachez qu’il existe beaucoup de solutions pour vous aider !
J’avais réussi à gérer de mieux en mieux les crises et à ne plus les laisser me paralyser concrètement. Mais, évidement le fait d’en faire toujours me restreignait dans mes activités, à chaque fois que j’allais au taff j’avais bon, les sorties je voulais bien mais à certaines conditions etc… Bref c’était pas top, mais j’avais déjà un peu plus l’impression qu’elles ne dominaient plus ma vie.
Et puis, et puis, j’ai commencé à comprendre que ces angoisses avaient une cause sous-jacente, et que c’était à ça qu’il fallait travailler. En somme s’attaquer à la cause plutôt qu’à la conséquence. Alors ok, c’est parti, exit les choses dont je ne veux plus dans ma vie, celles qui m’empêchent d’avancer, j’ouvre le blog quoiqu’en pensent les autres, je quitte le mec avec qui j’étais sans être amoureuse et qui me plombait le quotidien, en bref je fais ce dont j’ai envie plutôt que ce que je devrais faire. Je m’y suis mise doucement, et les choses s’amélioraient petit à petit.
Et puis, au tout début du mois de juillet bam. LA BAFFE, en plein dans ma gueule : toutes les peurs, tous les problèmes, tout m’est subitement revenu à la gueule. Et là ok, ce coup ci ma grande tu vas assumer, tu vas faire cette introspection, tu vas accepter les règles du jeu, tu vas surtout arrêter de jouer la poltronne. Les crises d’angoisse ont cessées ce jour là. Net.

J’ai pu ressortir, normalement, sans aucune angoisse, alors j’ai rattrapé le temps perdu sur l’intégralité de l’été dernier, j’ai fait toutes ces choses devant lesquelles j’étais mortifiée, j’en ai profité pour faire toutes ces choses « normales » à mon âge, et que je voulais essayer, dont je m’étais privée, dont j’avais peur… Est ce que j’ai continué comme ça ? Certainement pas ! J’ai testé, j’ai essayé, j’ai accepté le jeu d’être perdue, pour, oui vous le voyez venir le gros lieu commun à base de formule toute faite, mieux me retrouver, le jeu de me frotter à toutes ces choses que j’évitais pour les affronter et résoudre le problème.  Parce que oui, au final les choses se sont tassées, au final j’ai retrouvé les aspects de ma vie qui me plaisaient, mais j’ai pu enfin faire évoluer les autres. Je me suis vu faire des choses inimaginables quelques mois auparavant.

J’ai travaillé, travaillé sur moi, sur la cause, sur toutes les vraies peurs que j’avais, aussi improbables soient elles, j’ai fait d’énormes avancées. Si tout est fait, non, certainement pas. Si ce sera un jour complètement fait, je ne pense pas non plus, je pense qu’on évolue tout le temps. Est ce que j’ai tant changé que ça ? Au final non, je suis ce que j’ai toujours été mais je me suis apaisée les problèmes de fond trouvent une solution. Si ma vie a changée : assurément oui. Est ce que je regrette certaines choses ? Je regarde la phase de recherche comme telle, un peu comme on regarde l’adolescent-e qu’on a été. La seule chose que je regrette vraiment c’est de ne pas m’être attelée avant à régler les gros souci, c’est d’avoir perdu du temps et des occasions… Si c’était à refaire ? Mille fois oui. Si je me sens mieux maintenant ? Mille fois oui. Si c’était une bone chose ? Probablement la meilleure qui me soit arrivée. Au final, je suis débarrassée dés crise d’angoisse, mais ce n’est que peu par rapport aux angoisses de fond, aux réelles craintes qui se sont apaisées. 

Tout ça pour vous dire quoi dans le fond ? Premièrement que vous n’avez pas à avoir honte ou à vous sentir bête si vous connaissez tout cela. Deuxièmement : j’en parlais plus haut : les peoches, parlez en, n’hésitez pas à en parler autour de vous, vous pourriez être surpris-e de voir que cela concerne plus de monde que vous ne le pensiez, mais aussi que vous pourrez trouver là un soutien et une aide. Et ceux qui ne comprennent pas et vous jugent ? Ils auront gagné le droit d’aller se faire foutre. Troisièmement : parlez en aussi à un professionnelle (le retour du gros mot : psy), cela peut aider à gèrer les angoisses comme régler le problème de fond ou le problème contextuel s’il y en a un. 

Mais surtout, surtout : le problème peut se régler. Vous pouvez apprendre à gèrer les angoisse et même… les voir disparaître. Si vous connaissez cette situation, sachez le, ça peut se terminer. Et un jour vous serez peut être comme moi à vous rendre compte que ce n’est qu’un souvenir.

Je précise quand même : je ne pense pas que toutes les crises d’angoisses sont liées à une cause psychologiques plus profonde. Elles peuvent aussi être liées au contexte, comme à une situation réellement stressante… Et enfin : il existe un tas de problèmes psychologiques, pas forcément grave ou envahissants à ce point, mais assez pour gêner l’épanouissement, aussi stressant que ce soit : prenez le problème à bras le corps, aussi déstabilisant que ce soit, ça vaut mille fois le coup. Parfois c’est juste affaire de s’y mettre une bonne fois pour toute. Certaines situations sont moins inextricables qu’il n’y paraît. 

Voilà pour cet article sur un sujet qui me tient à cœur. Et ça fait plus d’un an que les angoisses ne sont plus de mon côté… Ça fait du bien. Si vous traversez cela, sachez que je suis de tout cœur avec vous.

N’hésitez as à me dire ce que vous en pensez et en attendant je vous fais plein de gros bisous. 

Ps : désolée de l’état de l’article. Il est en parti rédigé sur mon téléphone. J‘ai réussi l’exploit de faire littéralement cramer un disque dur… J’ai arrêté de remettre au lendemain les problèmes psy et ce type de travail, en revanche les problèmes informatiques… 

Auteur : margauxetimparfaite

Blogueuse mode et beauté juste pour le plaisir de partager et/ou donner des idées. Et n'oubliez pas de vous accepter comme vous êtes !

4 commentaires

  1. J’ai vraiment aimé ton article, j’ai fais une crise d’angoisse dans mon ancien lycée il y a à peut prêt un an et je pense que c’est le moment de ma vie où je me suis sentit le plus mal je n’arrivais plus à me contrôler, je n’arrivais plus à me calmer c’était affreux. J’avais des problèmes de santés puis des problèmes personnelle et le stress accumulé alors j’ai tout lâché un jour, je pense que je me rappellerai toujours de cette journée. En tout cas je trouve que tu es une femme très forte, continue comme sa ne laisse rien redéclencher ces crises. Des bisous, Julie .

    Aimé par 1 personne

    1. Merci a toi.
      Oui, souvent les gens qui y sont confrontés le vivent très mal (et c’est normal). Beaucoup de pensent fou tellement ça peut être violent.
      Mais oui, c’est souvent l’expression d’une angoisse ou d’un mal-être plus profond.
      Merci beaucoup, ne t’en fais pas, je suis plutot à gèrer les problèmes de fond qu’à me laisser dépasser par les crises. Donc c’est plutot bien ! 🙂
      Plein de gros bisous ma belle.

      Aimé par 1 personne

  2. Suite à mon chômage mais aussi une accumulation (pb avec Pôle Emploi, propriétaires d’appart, parents, certains amis….), j’ai des crises d’angoisse. J’avais fait une thérapie pdt 7 ans à 18 ans donc maintenant je prends des médicaments en petites doses et le fait d’être comprise aussi par le psychiatre adorable me fait du bien. Je fais aussi du yoga et des exercices de respiration, de la marche quasi-tous les jours.
    Ton article est très utile car on a tendance à déprimer à cause de cela alors que c’est normal dans notre société, d’en avoir.
    Bisous à toi et à plus sur nos blogs respectifs!

    Aimé par 1 personne

    1. Mais oui c’est de plus en plus courant…
      Mais oui la bonne nouvelle c’est qu’on peut s’en sortir 🙂
      Et gèrer la situation entre temps 🙂
      Oui 😁. Plein de gros bisous 😘❤️

      Aimé par 1 personne

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